Au sein des exploitations
Cheptel
En 2024, la Wallonie recense plus de 85 824 brebis. Cependant, une grande diversité de situation se rencontre :
- Seulement 67 % sont détenus par des agriculteurs (57 379 brebis, soit une progression de 2,6 % depuis 2021) et parmi ceux-ci :
- 48 941 brebis (85 %) sont dĂ©tenues par des agriculteurs dont lâactivitĂ© ovine occupe une place importante dans leur exploitation, câest-Ă -dire quâils ont 30 brebis au minimum (ci-aprĂšs dĂ©nommĂ© « agriculteur spĂ©cialisĂ© ») ;
- 8 438 brebis (15 %) sont dans des exploitations dans laquelle lâactivitĂ© ovine est minoritaire (ci-aprĂšs dĂ©nommĂ© « agriculteur non spĂ©cialisĂ© »).
- 33 % des brebis sont dĂ©tenues par des personnes dont lâagriculture nâest pas leur mĂ©tier (ci-aprĂšs dĂ©nommĂ© « hobbyistes »).
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LâĂ©levage ovin professionnel, en Wallonie, est axĂ© principalement sur la production de viande avec des races comme le Texel, lâIle de France, le Suffolk, le VendĂ©en ou le Rouge de lâOuest. Cependant, des Ă©levages dont lâobjectif est de valoriser au mieux les pĂąturages pauvres ou qui sâintĂšgrent dans une dĂ©marche de conservation des races locales sont Ă©galement prĂ©sents. Ces Ă©levages contribuent au maintien de la biodiversitĂ©, Ă la restauration des paysages et peuvent rĂ©duire les risques dâincendie ou lutter contre les plantes invasives. Les races utilisĂ©es dans ce cadre sont souvent des races locales menacĂ©es. La prĂ©servation des races ovines fait partie du plan stratĂ©gique de la PAC 2023-2027 (Mesures agro-environnementales - DĂ©tention dâanimaux de races locales menacĂ©es (MB11)). Cette mesure soutient lâĂ©levage extensif de moutons comme le Laitier belge, lâEntre-Sambre-et-Meuse, le Mergelland, lâArdennais tachetĂ© et lâArdennais roux. Leur conservation prĂ©sente des enjeux Ă©conomiques, Ă©cologiques et culturels grĂące Ă leur adaptation unique Ă lâenvironnement.
La production biologique est Ă©galement bien prĂ©sente dans cette production avec 16 % du cheptel de 2024 dĂ©tenus par les « agriculteurs spĂ©cialisĂ©s ». Câest nettement plus que pour les bovins oĂč Ă peine 10 % sont dans ce cas, bien quâen valeur absolue, il y a beaucoup plus de bovins en production biologique que dâovins.
Répartition des brebis par commune en 2024
Répartition des brebis par commune en 2024
- Détenteurs
En 2024, 5 387 détenteurs de brebis sont dénombrés. Cependant, comme pour le cheptel, une diversité de situation se rencontre :
- Seuls 1 374 détenteurs (25 %, soit une progression de 1 % par rapport à 2021) sont des agriculteurs dont :
- 494 « agriculteurs spécialisés », parmi lesquels 17 % ;
- 880 « agriculteurs non spécialisés ».
- 4 013 détenteurs sont des « hobbyistes », soit une diminution de 4% depuis 2021.
Répartition du cheptel ovins selon les détenteurs -2024
| Taille du troupeau |
Agriculteurs |
Hobbyistes |
| Brebis (tĂȘtes) |
Détenteurs |
Brebis (tĂȘtes) |
Détenteurs |
| < 5 brebis |
733 |
273 |
5 540 |
2 182 |
| 5-9 brebis |
1 853 |
270 |
7 383 |
1 116 |
| 10-19 brebis |
3 3033 |
218 |
5 674 |
441 |
| 20-29 brebis |
2 819 |
119 |
3 481 |
146 |
| 30-49 brebis |
6 976 |
180 |
3 236 |
86 |
| 50-99 brebis |
11 926 |
172 |
2 346 |
37 |
| 100-149 brebis |
7 367 |
63 |
325 |
3 |
| 150-199 brebis |
5 503 |
32 |
/ |
/ |
| 200-299 brebis |
5 869 |
24 |
460 |
2 |
| > 300 brebis |
11 300 |
23 |
/ |
/ |
- Cheptel moyen
En 2024, pour les « agriculteurs spécialisés », le cheptel moyen est de 99 brebis par détenteur.
La répartition de ces troupeaux ovins montre une forte concentration du cheptel dans les grandes exploitations :
- Les petits troupeaux, comprenant 30 - 50 brebis, représentent 36 % des « agriculteurs spécialisés », mais ne regroupent que 14 % des ovins.
- Les troupeaux entre 50 et 200 brebis, représentent 54 % des « agriculteurs spécialisés », et concentrent 51 % des brebis.
- Les troupeaux de grande dimension, plus de 200 brebis, reprĂ©sentent 10 % des « agriculteurs spĂ©cialisĂ©s », et concentrent 35 % des ovins. Certains troupeaux dĂ©tiennent jusquâĂ 1000 brebis.
Au sein des OTE
- Cheptel
Environ 75 % du cheptel ovin wallon appartenant aux « agriculteurs spécialisés » est élevé dans des exploitations :
- spĂ©cialisĂ©es en Ă©levage dâherbivores non bovins (66 %)
- spécialisées en bovins viandeux (10 %)
La prĂ©sence dâovins dans les exploitations spĂ©cialisĂ©es en bovins viandeux sâexplique notamment par la pratique du co-pĂąturage, qui vise Ă optimiser lâutilisation des surfaces fourragĂšres. Ce mode de gestion contribue Ă rĂ©duire les zones de refus dans les prairies et favorise ainsi une exploitation plus efficiente des pĂąturages. Cette mĂ©thode fait lâobjet dâune promotion active de la part de la Wallonie, notamment par le biais du Centre wallon de recherches agronomiques [CRAw]. Par ailleurs, il est constatĂ© quâenviron une exploitation sur deux dĂ©tenant des ovins possĂšde Ă©galement plus de dix bovins.
RĂ©partition des brebis dans les exploitations professionnelles selon lâOTE
RĂ©partition des brebis dans les exploitations professionnelles selon lâOTE